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воскресенье, 8 ноября 2015 г.

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Régionales: à un mois du scrutin, Valls parle du "drame" d'une victoire FN et charge Sarkozy


A un mois des élections régionales, Manuel Valls a mis en garde dimanche contre la victoire du Front national dans une ou plusieurs régions, qui constituerait un "drame", tout en répliquant vertement à Nicolas Sarkozy sur la sécurité et la justice.
Invité du "Grand Rendez-vous" Europe 1/iTELE/Le Monde, le Premier ministre s'est par ailleurs efforcé de rassurer sur l'action du gouvernement, après une série de cafouillages ces derniers jours, se disant "lucide" sur les difficultés des Français mais aussi confiant dans la politique de la gauche, "en train de donner des résultats".
Il faudra "tout faire" pour éviter que des régions soient gagnées par le FN, a-t-il martelé, réitérant des propos sous-entendant que le PS serait prêt à pratiquer un "front républicain" avec la droite.
"Oui, ce serait un drame que le Front national gagne une, deux ou trois régions", a affirmé M. Valls, à exactement quatre semaines du premier tour des régionales où le FN peut espérer l'emporter en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, voire en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.
"Il faudra analyser ces résultats (du premier tour) et ensuite tout faire" pour empêcher la victoire du FN, a réaffirmé M. Valls, qui n'en dit "pas plus à ce stade" afin que les candidats PS "fassent le score le plus important".
Mais "nous prendrons nos responsabilités" comme la droite devra le faire, car, "dans ces moments-là, nous devrons être désintéressés. Le plus important, ce sera d'empêcher que l'extrême droite antisémite et raciste ne prenne une région", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre est coutumier d'avertissements sur la progression et les risques du FN, déjà lancés à l'approche des européennes de 2014 et des départementales de mars. La droite l'accuse de doper ainsi plus ou moins volontairement le FN.
"M. Valls devrait se regarder dans un miroir et gouverner la France avant de déverser ses tas d'ordures sur des millions d'électeurs français qui ont le grand tort d'aimer leur pays". Les attaques contre le FN, "ça ne marche plus, M. Valls. Travaillez!", lui a rétorqué sur iTELE Florian Philippot, bras droit de Marine Le Pen.
- Sarkozy, "le non-respect des règles" -
Manuel Valls a également sonné la charge contre Nicolas Sarkozy, qui a jugé qu'il n'y avait "plus d'autorité de l'Etat en France" et mis en cause l'action du gouvernement sur la justice et la sécurité.
"La conception de l'autorité de Nicolas Sarkozy, elle est aux antipodes de la mienne. C'est "je ne respecte pas les règles de droit, je ne respecte pas l'Etat de droit, je bafoue les principes mêmes de la République, c'est-à-dire l'indépendance de la Justice". Et c'est en permanence", a répliqué le Premier ministre.
Comme déjà vendredi lors d'un déplacement à Moirans (Isère), théâtre d'émeutes commises par des gens du voyage le 20 octobre, M. Valls a défendu l'enquête, assurant qu'il y aurait bien, à son terme, "des arrestations et ensuite des condamnations".
"Ramasser" des suspects "pour faire plaisir à M. Sarkozy" ferait "capoter totalement l'enquête", a-t-il plaidé, accusant le chef de l'opposition d'"oublier" les émeutes de 2005, celles de Villiers-le-Bel de 2007 ou encore de Grenoble en 2010.
"Scandaleux, inexact et mensonger", a réagi Claude Guéant, le bras droit de Nicolas Sarkozy. A Grenoble, "on a réagi tout de suite, là, on laisse faire".
Quant aux critiques sur la série de cafouillages et changements de braquet du gouvernement sur le budget 2016 (impôts des retraités, dotations aux collectivités, allocations handicapés), Manuel Valls a rejeté une lecture médiatique faisant l'"addition d'un certain nombre de faits qui n'ont rien à voir les uns avec les autres".
Il s'est employé à rassurer et à contrer "un regard pessimiste alimenté tous les jours sur notre capacité à se réformer, à préparer l'avenir".
"Bien sûr, je connais les impatiences, les attentes et les colères des Français" mais la politique de la gauche est "en train de donner des résultats" et "nous allons gagner la bataille du chômage", a-t-il promis.

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