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воскресенье, 10 января 2016 г.

Actualites // III annee // Attaque du commissariat parisien : des proches de l'auteur le défendent

Attaque du commissariat parisien : des proches de l'auteur le défendentJeudi dernier, devant le commissariat de police du nord de Paris.


En Tunisie, des proches de l'auteur de l'attaque de jeudi contre un commissariat de Paris rejettent tout lien entre cet homme et des groupes extrémistes.

« Pourquoi ont-ils tué mon fils ? Il est allé (au commissariat) pour son passeport. Mon fils n'a rien (fait), c'est moi qui lui ai dit de rentrer. Je lui ai dit " je vais être opérée à la main et je veux te voir " », a réagi une femme, présentée comme la mère, dans une vidéo diffusée par la radio privée Sabra FM. 

« Ils l'ont suspecté parce qu'il avait un sac banane »

« Il m'a demandé de lui envoyer des extraits de naissance, il était alors en Allemagne », a-t-elle ajouté, avant de laisser éclater sa colère. « Ils l'ont suspecté parce qu'il avait un sac banane pour mettre son téléphone ? C'est pour ça qu'ils ont tué mon fils ! La France a tué mon fils, je veux les droits de mon fils et rien d'autre », a-t-elle clamé, effondrée.
Interrogé à son tour à propos de son fils « Tarek », le père de famille, dont l'identité n'est pas déclinée, a également assuré qu'il « n'appartenait à aucune » organisation extrémiste. « Il y a 3-4 jours, il nous a appelés pour nous demander de lui envoyer des extraits de naissance », a-t-il dit.

« Il cherchait à faire ses papiers »

Selon Sabra FM, une radio basée à Kairouan (centre), la famille est originaire de Ouled Chamekh dans le gouvernorat de Mahdia (centre-est). Première radio privée du pays, Mosaïque FM a de son côté diffusé sur son site des propos d'un Tunisien, Djamel Ben Abbas, qui se présente comme un proche de l'homme tué à Paris. « Le jeune s'appelle Tarek Belgacem, 25 ans. Il se trouvait en Allemagne puis est entré en France (...). Il cherchait à faire ses papiers pour y séjourner légalement », a-t-il déclaré.

Il tentait d'attaquer un commissariat

En France, le nom de Tarek Belgacem a été avancé vendredi par des sources proches de l'enquête. L'homme, qui a été abattu par la police alors qu'il tentait d'attaquer un commissariat, a été reconnu par ses proches et un texte de revendication a été retrouvé sur lui « Je suis Abou Jihad Tounsi, Tarek Belgacem », a indiqué l'une de ces sources. L'homme a été tué alors qu'il forçait les barrières placées devant un commissariat de police du nord de Paris en brandissant un hachoir de boucher, au cri de « Allah Akbar (Dieu est grand) ».


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